Chronique d’un dimanche pluvieux sur la rue Tessier.
Le Centre de tri de la Friperie de l’Est n’est fermé qu’une seule journée par semaine: le dimanche.
Ce jour-là, beau temps mauvais temps, les dons s’accumulent et remplissent la cloche à dons, qui déborde souvent.
Question quiz: Qu’est-ce qu’il va arriver, tu penses, avec les jolis Converse vert et le manteau mouillé? Est-ce que l’équipe de la friperie aura le temps d’envoyer tout ça au séchage demain matin? ![]()
Indice: les vaillantes personnes qui œuvrent 6 jours sur 7 à trier nos dons gèrent 40 tonnes de dons par mois. 40 tonnes. Un flux continuel de vêtements, vaisselle, toutous, gugusses en tout genre.
Réponse claire: non, impossible de gérer un tas de vêtements mouillés. Compte tenu du volume à traiter, c’est déjà un immense défi de le faire avec des dons propres et en bon état.
Rappel amical que je lance dans l’univers ce soir parce que j’ai eu une pensée pour les gens qui ramasseront ces sacs trempés demain:
Le Centre de tri est ouvert du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 + le samedi de 8h à 15h. En allant porter nos dons durant ces moments-là, on s’assure que nos dons ne sont pas abîmés et on peut saluer (et remercier!) au passage les personnes qui travaillent fort pour leur donner une deuxième vie;
Qu’est-ce qu’on donne à une friperie? En bref, ce qu’on donnerait à un.e ami.e: des vêtements en bon état, propres. C’est plate, mais les friperies ne font pas de magie: pas le temps de recoudre, laver, sécher ou enlever les poils du chat avec un rouleau à bubu sur des centaines de vêtements par jour;
Donner c’est bien, mais acheter dans une friperie, c’est essentiel. Le jour où une friperie recevra 40 tonnes de stock et en revendra 40 tonnes, on aura réussi quelque chose. En attendant, y’a pas que la cloche à dons les dimanches de pluie qui déborde: nos garde-robe, les friperies et les sites d’enfouissement aussi.
La carte des friperies du Bas-Saint-Laurent est juste ici.
Pour aller plus loin sur ce sujet
Le CIBLES (Carrefour international bas-laurentien pour l’engagement social) mène actuellement le campagne Repensons notre MOnDE sur le enjeux textiles et la mode jetable. L‘exposition nomade « Il suffit de tirer sur un fil » poursuit sa route au Bas-Saint-Laurent et un atelier écocitoyen sur ce thème est offert pour une 3ième année aux établissements d’enseignement secondaire et collégial de la région.
